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Morgan Lagravière devant ses poursuivants

Une arrivée à suspense
Changement de conditions météo sur la Transat New York – Vendée. Les folles cavalcades par vent fort ont laissé place à une navigation autrement plus apaisée. Safran glisse maintenant sous grand spinnaker par une mer calmée et un soleil retrouvé. La course conserve néanmoins tous ses droits. Pour Morgan, l’objectif est clair, maintenir ses deux adversaires directs dans son tableau arrière.
En approche du golfe de Gascogne, le skipper de Safran semble avoir fait le « trou » sur ses deux concurrents immédiats. Yann Eliès (Quéguiner Leucémie Espoir) pointe à plus de 80 milles et Jean-Pierre Dick (St-Michel – Virbac) est maintenant relégué à 120 milles. Des écarts qui devraient être suffisants pour que Morgan puisse maintenir sa position, mais qui ne lui laissent aucune marge d'erreur.

75 jours du départ de la Transat Jacques Vabre qui s’élancera du Havre le 25 octobre, les entraînements montent en puissance pour Morgan Lagravière et Nicolas Lunven. Le jeune duo du monocoque Safran participera les 13 et 16 août à l’Artémis Challenge et à la Rolex Fastnet Race en Angleterre.
 

Trois heures de pénalité

En effet, Morgan doit s'acquitter d'une pénalité de trois heures infligée par le jury international de la course : en retournant vers Newport pour réparer son avarie, Safran a légèrement coupé le Dispositif de Séparation de Trafic (DST) réservé aux cargos. Or les règles de course le précisent, la navigation dans les DST est strictement interdite. Pour réparer son erreur, Morgan doit prévenir la direction de course du moment où il effectue sa pénalité. Une fois l'accord obtenu du point de démarrage, il doit repasser par le même point trois heures plus tard. Le choix du moment est hautement stratégique : pour tenter de perdre le moins de route possible, Morgan a donc effectué sa pénalité cet après-midi, alors qu'il se trouve dans une zone très peu ventée.

Deuxième facteur d'incertitude, les deux adversaires de Morgan se sont décalés sur une route un peu plus au nord, en espérant toucher un peu plus tôt le renforcement des vents de sud-ouest annoncés à l'approche d'un nouveau front. Pour l'heure, l'écart causé par cette différence de route ne semble pas être compensé par un gain sensible de vitesse pour les deux chasseurs. Mais la course au large sait aussi entretenir la glorieuse incertitude du sport. Les dernières estimations prévoient une arrivée de Morgan devant le chenal des Sables d'Olonne dans la matinée de dimanche.

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