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La course Solitaire -Urgo passe de la tempête au calme plat

Après avoir essuyé des vents de 35 à 40 nœuds en longeant l'Angleterre, les skippers doivent maintenant gérer les petits airs.
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Sébastien Simon première manche de la Course la Solitaire Figaro Urgo ©@Alexis Courcoux


Sur une ligne Nord-Sud, la tête de flotte est alignée ce matin avec un écart latéral important dû aux options plus ou moins marquées. Près de 13 milles séparent Corentin Douguet (NF Habitat) qui a pris une courte tête au général d'Eric Péron (Finisère Mer Vent), positionné le plus au Sud. Ils ne sont plus que 30 en course avec encore 290 milles vers la Baie de Saint-Brieuc sur le parcours. Devant l'étrave, Wolf Rock se fait désirer et risque d'être un premier juge de paix de cette longue étape.

Hier c’était la grosse baston, aujourd’hui, la grosse pétole !”,

le constat de Sébastien Simon est prosaïque à la VHF, mais la voix est claire et le ton presqu’enjoué pour le skipper de Bretagne CMB Performance. Très à l’aise en vitesse au portant vers Pullar comme au louvoyage ensuite, Sébastien a creusé une petite avance sur ses poursuivants directs, le groupe Macaire, Loison, Dalin, Marchand. Mais ce matin au classement de 5 heures, il cède la première place au général provisoire à Corentin Douguet, qui le précède de 0,7 milles en distance au but.

Sur une mer de cuir dont les amples mouvements troublent l’établissement des voiles, les skippers avouent n’avoir pas dormi de la nuit. Nouveaux réglages de gréement, des safrans, matossage à l’avant, choix du mode de pilote, il a fallu s’adapter graduellement au régime de vent très faible qui pourrait durer jusque tard dans la journée, avant d’espérer voir la pression revenir au Nord-Ouest et envoyer les spis. Depuis 3 heures ce matin, la légère brise d’hier soir s’est effondrée. Avec 2 à 4 noeuds de vent, Il devient très difficile de lâcher la barre, le moindre écart de conduite se payant cash en vitesse.

Etalement

Derrière, les écarts ont sensiblement augmenté. Le premier bizuth Loïs Berrehar est 20ème à 17 milles. A noter, le bon retour cette nuit de Pierre Quiroga (skipper Espoir CEM - CS) et Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) respectivement 7 et 8ème qui emmènent un petit groupe dans lequel on trouve par exemple Vincent Biarnès. Mais ces skippers du Top Ten sont déjà relégués à plus de 5 milles dans le tableau arrière de Sébastien Simon.

Au pied du cap Lizard, et à encore 30 milles de Wolf Rock, la flotte recommence à s’aligner de nouveau en naviguant vers le Nord-Ouest. Les derniers milles vers Wolf Rock risquent d’être longs et la pole position pourrait bien changer de mains plusieurs fois dans la journée. Il n’est d’ailleurs pas exclu que les skippers soient obligés de mouiller pour ne pas reculer. Encore faut-il être près de la côte car comme le fait remarquer Corentin Douguet, “avec 80 mètres de fond, c’est pas gagné !”

 

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