
16 novembre 2009
« Cette nuit, on a fait plusieurs empannages pour faire route vers le point de passage que l’on s’est fixé dans l’arc Antillais. C’est notre stratégie, il faut qu’on s’y tienne. Par rapport à l’objectif qui est la ligne d’arrivée, nos adversaires ont réduit l’écart. Par rapport à nous, il est resté le même qu’hier ». Lorsque Marc répond ce matin à la vacation, il vient juste de laisser la barre à son complice Charles. Safran glisse sous spi, dans un vent très variable en force puisqu’il passe allégrement de 12 à 24 nœuds.
La chasse au poids
Marc est heureux de retrouver pendant une paire d’heures sa couchette. « On voit bien qu’on est crevé. J’ai un mal fou à sortir Charles de sa bannette. Le réveil est plus facile pour moi, cela doit être simplement l’âge car je suis tout autant crevé que lui ». Eclats de rire de Marc qui vient enfin d’effectuer son quart sans prendre de paquets de mer sur les épaules. « Je n’ai plus rien de sec, plus aucune polaire. Je suis en short sous mon ciré. Je n’ai pas pris assez d’affaires, bien fait pour moi, je n’avais pas dû faire une telle chasse au poids dans mon sac. Charles a encore des affaires sèches, comme quoi l’expérience… ».
« Faire notre route »
Deux plans Verdier – VPLP en tête, Safran et Groupe Bel, un anglais à l’affût, Mike Golding, la bataille continue de plus belle sous un ciel alizéen, avec un premier poisson volant apparu ce matin. « C’est plus reposant d’être chasseur mais la position de chassé nous va très bien. En ce moment, nous ne sommes pas du tout dans le stress, l’objectif est de faire notre route. Charles a passé beaucoup de temps sur la navigation, il prépare le terrain mais on prend les décisions à deux. On est en phase sur la suite des événements et on verra bien si on a raison ou pas ».